Gynécomastie à Lyon

LA GYNÉCOMASTIE À LYON ET AIX-LES-BAINS EN SAVOIE 3

Une gynécomastie correspond à un accroissement du volume de la glande mammaire chez l’homme. Le plus souvent, il n’existe pas de cause à sa survenue. Parfois elle peut être due à activité hormonale anormale et excessive, ou à la prise de certains médicaments.

Avant d’envisager toute intervention de chirurgie esthétique, un bilan à la recherche d’une cause devra être réalisé. Le plus souvent ce bilan comprendra des dosages hormonaux et des examens radiologiques (échographie des testicules, mammographie). Ce bilan permettra de diagnostiquer une tumeur du testicule, une tumeur de l’hypophyse (glande hormonal qui se trouve dans le crâne) ou un cancer du sein. Lorsqu’une cause sera retrouvée, elle devra être traitée, ce qui permettra le plus souvent de faire régresser la gynécomastie.

Chez l’adolescent de sexe masculin, une augmentation du volume mammaire entraine une gêne esthétique mais surtout psychologique très importante avec replis sur soi-même. La gynécomastie chez l’adolescent peut également être douloureuse.

Il faut noter que la glande mammaire est présente normalement chez l’homme, mais elle est quasi invisible car réduite à un simple bourgeon mammaire. La glande mammaire peut parfois se développer si l’environnement hormonal est propice.

Si le bilan biologique et radiologique n’a retrouvé aucune cause, une intervention de chirurgie esthetique peut être envisagée, il faut pour cela que le patient soit en bonne forme physique et psychologique. Cette intervention chirurgicale est appelée cure de gynécomastie.

Cette intervention pourra être prise en charge par l’assurance maladie si elle respecte les conditions suivantes : après bilan endocrinien, après la puberté, pour une gynécomastie accusée, pouvant poser un problème d’ordre sexuel ou psychologique. Le tarif que le patient règlera ne correspondra qu’au dépassement d’honoraires du chirurgien.

CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES D’UNE GYNÉCOMASTIE 3

La gynécomastie se caractérise par un développement de la glande mammaire centré sur l’aréole. La gynécomastie a la particularité d’être bilatéral et asymétrique, elle est de consistance ferme et sensible à la palpation.

Il faut distinguer une gynecomastie d’une adipomastie. Une adipomastie est beaucoup plus fréquente, elle correspond à une surcharge de graisse localisée au niveau des seins. Une adipomastie est souvent observée en cas de surcharge pondérale. La différence avec une gynécomastie est que l’adipomastie n’est pas centrée sur l’aréole, elle est molle, indolore, bilatérale et symétrique. En revanche, adipomastie et gynécomastie peuvent être associés.

Une gynécomastie peut apparaitre transitoirement chez un adolescent du fait d’un déséquilibre hormonal lié aux œstrogènes, elle disparait habituellement en quelques mois.

Les cancers du sein chez l’homme sont très rares et ont un aspect différent. Ils touchent les hommes de plus de 40 ans. Un cancer du sein de l’homme se présente sous la forme d’une lésion unilatérale, dure, insensible, associée à des déformations ou rétractions du mamelon voire un écoulement sanglant.

PRINCIPES DE LA CURE DE GYNÉCOMASTIE 3

L’objectif de l’intervention est de restituer au mieux l’anatomie normale avec pour principes de :

  • Diminuer le volume mammaire : Soit par résection chirurgicale directe de la glande mammaire (mastectomie sous-cutanée), soit par lipoaspiration de la graisse. Dans les formes associées, les deux techniques seront utilisées ;
  • Réduire l’excès de peau : le plus souvent, la réduction du volume glandulaire va permettre la rétraction cutanée. La lipoaspiration favorise cette rétraction qui sera d’autant meilleure qu’il s’agit d’un homme jeune avec une peau de bonne qualité. Les massages postopératoires pourront également aider à la rétraction cutanée. Cependant, lorsque l’excédent cutané est trop important, sa réduction se fait au prix d’une plastie mammaire de réduction responsable de cicatrices. Cette plastie de réduction cutanée peut être réalisée au cours de la première intervention ou dans un second temps.

AVANT L’INTERVENTION CHIRURGICALE 3

Le bilan à la recherche d’une cause à la gynécomastie a été évoqué précédemment.

En cas de surcharge pondérable notable, un régime associé à des exercices physiques sont nécessaires, car une perte de poids peut faire régresser voire faire disparaître la gynécomastie (adipomastie).

En fonction des conditions anatomiques et des souhaits du patient, une stratégie opératoire aura été décidée pour obtenir le meilleur résultat. Le Docteur Jean-Charles BAYOL discutera avec son patient de la technique opératoire qui sera employée et de l’emplacement des cicatrices (voir la cure de gyéncomastie).

Un bilan sanguin pré-opératoire sera réalisé. Le médecin anesthésiste-réanimateur sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention. Il faudra impérativement communiquer les traitements médicaux en cours au chirurgien mais également à l’anesthésiste. En effet, certains d’entre eux pourront interférer avec l’anesthésie ou favoriser les saignements.

Aucun médicament contenant de l’aspirine ou des anti-inflammatoires ne devra être pris dans les dix jours précédant l’opération (car ils favorisent les saignements).

L’arrêt du tabac est recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention, car le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation.

ANESTHÉSIE ET HOSPITALISATION 3

Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale, durant laquelle le patient dort complètement. Dans certains cas, une anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie vigile) ou une anesthésie locale simple pourront être utilisées (à discuter avec le chirurgien et l’anesthésiste).

Le plus souvent l’hospitalisation dure 24 heures à 48 heures en clinique (Clinique Esthétique Lyon Tête d’Or, Clinique de la Sauvegarde, Clinique du Lac à Aix-Les-Bains près de Chambéry en Savoie et d’Annecy en Haute-Savoie). Une hospitalisation en chirurgie ambulatoire pourra parfois être envisagée (entrée le matin et sortie le soir même).

L’INTERVENTION CHIRURGICAL : LA CURE DE GYNÉCOMASTIE 3

Habituellement, la cicatrice est hémi-périaréolaire inférieure (figure 1). Au travers de l’incision, la glande et la graisse en excès pourront être retirés. Ce geste peut être associé à une lipoaspiration à la périphérie de l’excès glandulaire afin d’harmoniser le résultat.

gynecomastie-1

En cas d’adipomastie isolée ou prédominante, seule une liposuccion est réalisée. Les cicatrices sont alors très courtes et peuvent être situées à distance, au niveau des régions sous mammaire ou axillaire (figure 2). Il est important de noter dans ce cas, qu’il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique non prise en charge par l’assurance maladie.

gynecomastie-2

Dans les cas avec excès cutanés importants, le chirurgien peut être amené à faire des cicatrices plus longues et plus visibles. Ces cicatrices peuvent alors être périmamelonnaires (autour de l’aréole), horizontales et se prolonger de part et d’autre de l’aréole. Dans certains cas extrêmes le chirurgien greffera l’aréole et le mamelon. D’autres types de cicatrices sont possibles (verticale, en queue de raquette…), elles dépendent de chaque cas particulier.

A la fin de l’intervention un drain est mis en place de chaque côté afin d’éliminer les résidus sanguins et lymphatiques qui pourraient s’accumuler au niveau du site opératoire et provoquer un hématome.

Après confection du pansement, un vêtement compressif élastique est mis en place.

La durée d’intervention varie en fonction du chirurgien et de la technique utilisée. Habituellement l’intervention dure de une à deux heures.